Rétrospective de nos sorties culturelles de 2011

Publié le par alou

 

 - Le 14 janvier: Hans HARTUNG (1904/1989) à la bibliothèque François Mitterand

Hans-Hartung.jpg

 

Il est l'un des grands représentants de l'art abstrait.

En 1934, il fuit le nazisme et s'installe définitivement en France.      En 1939/1945, il fait la guerre dans la Légion Etrangère et devient français. L'exposition qui lui a été consacrée fut l'occasion de voir l'intérieur de cette nouvelle bibliothèque

 

 

  

  - Le 21 janvier, au Musée Rodin, nous avons vu les oeuvres de Henry MOORE (1898/1986), sculpteur et graveur britanique

  

henry-moore-web1

 

    

 

 A partir de 1935, il se distingue par le jeu des creux et vides. Critiqué à l'époque, son oeuvre est maintenant considérée comme une importante contribution à la sculpture du XXème siècle

 

 

 

 

  

  - Le 2 février, nous avons visité l'exposition que le Musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt, consacre à Marcel GROMAIRE.

 

Gromaire.jpg

 C'est l'un des peintres marquants de la 1ère moitié du XXème Siècle, au style puissant et ferme. Sa peinture se caractérise par des ocres, des bruns relevés de bleus ou de rouges qui magnifient les formes fermes de ses personnages.

Il réalise ainsi des nus aux volumes denses, d'une robuste sensualité, que nous découvrons.

 

 - L'après-midi du 18 février est consacré à la découverte du Château de BUCHILLOT du XVIIIème siècle, rénové pour y exposer les oeuvres de Paul Belmondo, un des grands sculpteurs classique du XXème siècle.

 

 - Le 20 février, les yeux grands ouverts, nous admirons les patineurs de "Holiday on Ice" au Zenith de Paris.

 

 - Le 28 février, visite de l'exposition Piet MONDRIAN (1872/1946) au centre Ponpidou.

nuage_rouge.jpg

Ce peintre néerlandais, élève à l'Académie d'Amsterdam, s'exprime dans le style traditionnel j'usqu'en 1906, puis influencé par le Fauvisme et pratique le Cubisme à Paris où il s'installe. En 1917, pendant la Première Guerre Mondiale, dans le relatif isolement de la neutralité hollandaise, il fonde avec Théo Van Doesburg, le groupe "De Stjil" (le Style) dont le but est de faire connaître une nouvelle vision de l'art. De retour à Paris au début des années 20, Mondrian crée un style auquel il restera fidèle, à savoir: compositions asymétriques, tramages noirs, couleurs primaires alternant avec plans clairs, blancs ou gris.

 

 - Le 2 mars, visite du Musée Jean-Jacques HENNER (1829/1905).

Ce musée est installé dans un hôtel particulier du XIXème siècle qui était depuis 1878 la demeure et l'atelier du peintre Guillaume DUBUFE.

 

Jean-Jacques Henner  Il fut achevé par ses neveux,   Jules et Marie Henner pour y installer les 500 oeuvres de leur oncle, qu'ils avaient décidé de léguer à l'etat. Cet hôtel vient d'être rénové par le Groupe Henner. C'est donc dans des locaux flambant neufs que nous avons admiré les oeuvres de ce prix de Rome qui a séjourné à la Villa Médicis. Il a fait des paysages de son Alsace natale, des portaits et des scènes de genre.

J.J. Henner n'a appartenu à aucun courant de son temps. Il a voulu être lui-même et à la fin du XIXème siècle, à l'époque de l'Impressionnisme, il est considéré comme un des plus grands peintres. Il a été oublié par la suite.

 

 - Le 19 mars, visite de l'appartement-atelier de LE CORBUSIER.

 

atelier-le-Corbusier.jpg

 Il a été conçu entre 1931 et 1934 aux deux derniers niveaux de l'immeuble du 24, rue Nungesser er Coli - Paris XVIème. Grace à l'emploi de son système de voûtes, Le Corbusier peut se passer de points d'appuis interlédiaires, libérant ainsi l'axe de son appartement. Aucunne cloison, au sens traditionnel du terme, ne vient obsturer les différentes pièces. Les séparations entre les différentes zones fonctionnelles sont constituées d'éléments mobiles.

 

   

  - Le 13 avril, visite des Jardins français de 1770 à 1840 au Musée de la Vie Romantique

  Par la présentation de peintures, acquarelles, dessins et objets d'art, il nous est conté l'histoire du jardin français du Siècle des Lumières à la Monarchie de Juillet. Il est influencé au XVIIIè s. par le Jardin à l'anglaise, "sensible" qui parle à l'âme. Par la suite, apparaissent les jardins pittoresques ornés de petites constructions de fantaisie appelées "fabriques".

jardin-romantique.jpg

 Les promeneurs solitaires rêvent dans les sous-bois, déclament des vers, s'émeuvent devant une grotte ou frissonnent sous une cascade. Il en sera ainsi jusqu'à la Révolution. L'impératrice Josephine multiplie à la Malmaison les boutures envoyées d'Afrique et d'Australie et fait peindre ses roses par Redouté. Sous Louis XVIII et Charles X, le jardinage devient une occupation qui apaise le mal du siècle.

 

 Cette visite fut aussi l'occasion de découvrir ce musée dont nous ne connaissons qu'une partie des bâtiments.

 

 

 - Le 15 avril, "Les Frères CAILLEBOTTE, Gustave et Martial" au Musée Jacquemart-André

 Boulevard Hausmann, près des Champs Elysées, dans un somptueux hôtel particulier ayant appartenu à deux généreux donateurs; le couple Nelly Jacquemart (peintre, portraitiste) et son époux Edouard André (riche banquier) nous découvrons l'intimité des frères Caillebotte: Gustave le peintre et Martial le photographe qui fut aussi pianiste et compositeur.

 

CaillebotteautoportraitA notre époque, seul Gustave est connu par des scènes d'intérieur et de la vie ouvrière ainsi que des vues de Paris. Grand ami des Impressionnistes, il achète certaines de leurs toiles qui ne sont pas vendables à l'époque. En 1883 il legue à l'état les oeuvres des Impressionnistes qu'il avait acquises, mais celui-ci n'en accepte qu'une petite partie après 3 ans de discussion...

Les dernières oeuvres entrent au Louvre en 1929, soit 46 ans plus tard. C'est grace à Gustave Caillebotte que nos musées peuvent exposer des oeuvres des Impressionnistes

 

     - Le 29 avril, Exposition Kees VAN DONGEN ( 1877/1968) au Musée d'Art Moderne.

Van Dongen 

 

 Peintre français d'origine néerlandaise, Van Dongen s'installe au "Bateau Lavoir" en 1910. Il est connu dans "l'entre deux guerres" par ses portraits de personnalités du "Tout Paris", parfois d'une vérité cruelle.

Son oeuvre demeure fidèle à l'esprit du Fauvisme à tendance expressionniste. Van Dongen demeure indifférent aux avatars de l'art contemporain.

 

 

  - Le 2 mai, Exposition "l'Univers de Lucas CRANACH ( 1472/1553)" au Musée du Luxembourg.

Lucas-Cranach.jpg

 

 

C'est avec plaisir que nous découvrons le Musée du Luxembourg remis à neuf et l'oeuvre de Lucas Cranach, un des artistes majeurs de la Renaissance Germanique.

Il peint aussi bien des sujets tirés de l'Ancien Testament, que de la Mythologie où il excella dans la représentation du nu féminin et des détails vestimentaires.

Bon portraitiste, il fut aussi graveur et rivalisa de talent avec Dürer. 

 

 

 

 - Le 13 mai, au Musée d'Art et d'histoire du Judaïsme " Marc CHAGALL et la Bible" (Vitebsk 1887 - St Paul de Vence 1985)

Chagall-et-la-Bible.jpg  Début du XXème s. Marc Chagall est installé à Paris et contribue au bouillonnement de la création artistique française. Il est connu par son univers magique et coloré, peuplé de chèvres musiciennes, d'amoureux et de poissons volants....

 Elevé à Vitebsk dans la tradition hassidique (courant mystique juif orthodoxe) il n'oubliera jamais les récits merveilleux de son enfance, remplis de joie et de rêverie.

En 1930, il accepte la commande du marchand de tableaux  Ambroise Vallard qui lui demande d'illustrer la Bible et s'attaque aux textes sacrés avec un discours de paix. Il a réalisé aussi le plafond de l'opéra de Paris commandé par Malraux en 1963.

 

 - Le 16 mai, au Grand Palais - Exposition Odilon REDON, prince de rêve

 (Bordeaux 1840 - Paris 1916)

Odilon-Redon.jpg

 

 Couronné de succès de son vivant, il fut bien oublié ensuite. Cette rétrospective nous permet de découvrir l'oeuvre de cet homme cultivé qui s'intéressa aussi à la littérature.

Nous admirons d'abord ses dessins à la plume ou au crayon, des gravures et lithographies ainsi que des fusains qu'il appelait "ses noirs". C'est un monde en noir et blanc onorique, peuplé de chimères (têtes volantes, yeux ballons etc...). Son oeuvre est marquée par les souffrances de son enfance (il fut un temps atteint d'une maladie qui l'obligea à vivre à l'écart du monde) puis par des deuils, notamment de son premier enfant à la naissance.

Vers la cinquantaine, à l'arrivée de son deuxième enfant qu'il n'attendait plus, il s'adonna à l'huile et au pastel et c'est l'explosion de la couleur. Il peint alors des vases de fleurs. Influencé par le Japonisme, très à la mode à l'époque, il créa des décorations murales florales sans aucun souci de réalisme.

 

 - Le 17 octobre, au Louvre - Exposition " Les Trésors de la Cité Interdite"

 

louvre-l039empereur-kangxi-lisant-dyn.jpg

 Cette exposition d'art chinois couvrant 800 ans d'Histoire, met en parallèle les oeuvres des dynasties impériales et celles de nos royautés.

Les Chinois atant exigé qu'elle ait lieu au Louvre, sa présentation est très différente des manifestations habituelles et a dû être éclatée en 3 endroits. Malgré cet inconvénient, nous avons découvert des peintures, calligraphies, bronzes, céramiques, costumes brodés, vêtements militaires, etc.. tous exceptionnels.

 

 - Le 19 octobre, Visite de la Basilique de SAINT-DENIS 

oriflamme_opt.jpg

        Tombeaux.jpg

Une première basilique est construite au Vème siècle sur l'emplacement d'un cimetière gallo-romain qui abrite la sépulture de Saint-Denis, 1er évèque de Paris martirysé vers 250. Ce cimetière est devenu un lieu de pélerinage. Dagobert au VIIème siècle en est le bienfaiteur. Pépin le Bref s'y fait sacrer roi en 754. Elle devient l'une des abbayes bénédictines les plus puissantes du Moyen-Orient.

Au XII ème siècle, Suger, abbé de Saint-Denis et conseiller des rois Louis VI et Louis XII, reconstruit l'édifice selon les nouvelles techniques (voûte sur croisée d'ogives).

Au XIII ème siècle, au temps de Saint-Louis, de nombreux travaux donnent à la basilique son aspect actuel. Elle est restaurée au XIXème par Viollet le Duc.

La plupart des rois et reines de France y sont entérrés dès le VIème siècle.

 

 -  Le 4 novembre, au musée Marmottan: Exposition Henri-Edmond CROSS et les Néo-impressionnistes - de Seurat à Matisse

Cross.jpg

 

Une centaine de toiles et acquarelles provenant de collections privées et de musées nationaux (France, Allemagne, Belgique, Japon, Etats-Unis, Russie, Suisse) nous montrent l'évolution du néo-impressionnisme (division de la touche et contraste des tons). Par la suite la touche s'élargit.

 

  - Le 14 novembre, Visite du studio HARCOURT

 Studio Harcourt

 

 Intéressante visite qui nous a permis non seulement de visiter les lieux, mais aussi de découvrir les différentes phases de la préparation d'une photographie d'art.

 

 

 

 

  

 - Le 21 novembre, Visite du Cimetière de NEUILLY

 

  Agréable après-midi au cours duquel nous avons visité quelques rues calmes de Neuilly bordées de superbes hôtels particuliers, parfois siège social de grandes entreprises.

  Puis nous avons découvert son cimetière où sont enterrées quelques célébrités : Yvonne Printemps, Pierre Fresnay, Paul Meurice, André Maurois etc..

 

 - Le 10 décembre, à la cité de l'architecture et du patrimoine: Splendeurs et secrets de l'hotel particulier parisien

 

  La notion "d'hôtel particulier" est apparue au XVIème siècle, et on en construisit jusqu'à la veille de la guerre de 1914. C'était le témoignage d'un art de vivre qui s'est perdu. On voulait alors plaire, surprendre et éblouir. Pour ce faire, on apporta un soin particulier aux escaliers, portails, boiseries et ferronneries.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article